Maman vanille, Papa chocolat, Bébé caramel

Notre petit monde et notre petite vie : maternage, naturel, couture, cuisine and co...

28 décembre 2007

Pratique...

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En écho au texte ci-dessous... Je comprends toujours pas comment on peut s'embêter avec une poussette, alors que l'écharpe est tellement simple !

La deuxième photo, c'est tout moi... Quand je vois le petit crâne bouclé de Lohan émerger des pans de l'écharpe, je peux pas m'empêcher de lui faire un bisou. Et ça le fait rire^^
C'est d'ailleurs un bon moyen de vérifier que l'écharpe est bien mise, car nous avons tendance à porter bébé trop bas par rapport à ce qu'on devrait faire (pourquoi, je ne sais pas... l'image inconsciente du porte bébé moderne, le manque de référence...), le bébé doit être "à hauteur de bisou".

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26 décembre 2007

Universalité et praticité du portage

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"Sur l'ensemble de la planète, les mères sont d'universelles porteuses. Les modes d'emballage et d'arrimage des bébés varient à l'infini : étagères dorsales, sacs à franges en peau ou en tissu, hamacs portatifs, petit paniers d'osier, courroies faites de fibres végétales finement tissées ; selon les latitudes, les températures et les matériaux, mais aussi selon les croyances qui touchent aux bébés. Encore aujourd'hui la plupart des bébés du monde sont portés quasiment à longueur de journée par les mères de tous les pays non industrialisés  qui n'ont pas encore -pour combien de temps ?- la "chance" de pouvoir acheter tout un matériel de puériculture onéreux, largement inutile, encombrant et si peu pratique... Jamais à hauteur de pot d'échappement, le bébé porté peut être emmené n'importe où, sans aucune contrainte pour ses parents. Finis les problèmes de coffre de voiture trop petit, de trottoirs trop étroits ou encombrés de voitures, de marches et escaliers à descendre ou à monter.

Au quotidien, l'adoption du portage intensif facilite grandement la vie avec un bébé, notamment lorsque d'autres enfants réclament leur part de soins et d'attention. Les mains et les bras restent libres et le porteur peut vaquer à ses différentes occupations sans être perturbé par un enfant qui pleure bien qu'il soit nourri et changé, en seule demande de contact.

En ballade comme en vacances, le portage permet aux plus grands (adultes et aînés) de ne pas être limités dans leur choix de destinations par la nature du terrain (impossible aux poussettes) et la longueur de la marche (le bébé dormira contre son porteur quand il en aura besoin). Dans ce domaine, la praticité du portage se vérifie plusieurs années, le bambin alternant alors marche et portage, en fonction de sa fatigue."


Source : maternage.free.fr

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25 décembre 2007

Au commencement était la peau

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Au début du siècle, le taux de décès des bébés des orphelinats américains dépassait les 60% jusqu’à ce que quelqu’un suggère qu’on les prenne dans les bras plusieurs fois par jour. C’est ce que raconte Ashley Montagu dans "La peau et le toucher". A l’hôpital de New York, ou ce régime de soins maternels avait été institué, le taux de mortalité des enfants de moins de un an chuta sous les 10%. "L’absence de contact pendant les huit premiers mois de la vie ou le système nerveux est le plus réceptif et où les autres modalités sensorielles sont encore insuffisamment développées peut provoquer l’irréparable", constate Arthur Janov, dans "L’amour et l’enfant".

L’expérience du plein contact

Dès huit semaines, bébé fœtus n’a ni yeux ni oreilles, mais il connaît déjà ses premières sensations cutanées. L’ectoderme, la couche la plus externe de l’embryon, devient peau et lui permet d’entrer en contact avec cet univers liquide où il baigne. A huit mois, l’utérus l’enserre. Au neuvième mois, ses vagues l’étreignent régulièrement. Petit fœtus vit ses premières amours. "Le stade utérin nous procure l’étreinte la plus complète qui soit, écrit Russ A. Rueger dans "The Joy of Touch", l’insertion totale dans le corps d’un autre. "Le fœtus qui flotte dans l’obscurité connaît alors le nirvana de la chair. Cette expérience marque profondément la psyché, cela ne fait aucun doute."

Puis vient le grand voyage, la plus extraordinaire des aventures. Petit foetus part vers la lumière du jour en soulevant une tempête sur son passage. Il connaît alors d’intenses et violentes étreintes. Puis le vide, ce choc tactile de la brusque émergence dans le néant. L’anthropologue Margaret Mead parle du "choc de la peau". Bébé est entré dans un nouveau monde qu’il ressentira et vivra comme une merveilleuse symphonie ou comme un désert angoissant, selon qu’il sera touché ou pas.

A la naissance, bébé est tout en peau. Le toucher est le seul sens pleinement développé. "C’est comme si tout son corps était des millions d’yeux, des millions de nez et des millions d’oreilles", explique Odette Lefèvre, une Québécoise qui a fait sa maîtrise en éducation sur la peau et le toucher.

Les récents travaux de Tiffany Fields, du Medical School de l’Université de Miami, ont démontré que le toucher est une nourriture essentielle aux nouveau-nés. Dans 47% des cas, les bébés nés prématurément et massés pendant 15 minutes une fois par jour ont pris du poids plus vite que les bébés laisses à eux-mêmes. Selon diverses recherches, les stimulations tactiles sont nécessaires au développement du système immunitaire, digestif et respiratoire nouveau-né. Le développement du système nerveux du cerveau dépend aussi des stimulations tactiles et les autres sens se développeront d’autant mieux — une vision, une audition, un odorat riches en détails — que la peau aura été bien stimulée.

Toucher pour comprendre

Bébé va construire sa réalité et découvrir le monde en le touchant. Mais, d’abord, le monde devra le toucher. Seule sa peau le renseigne le monde extérieur, lui dit s’il est en danger, lui fait savoir si sa mère l’aime ou ne l’aime pas. L’enfant obéit à son instinct d’aller vers l’inconnu pour autant que le connu lui est assuré. Lorsqu’il part explorer en rampant, il revient régulièrement téter un sein ou se faire prendre. Mais si le connu lui fait défaut, aussitôt surgit l’angoisse. L’enfant ne prend plus le risque de s’aventurer à l’extérieur. Il réduit ses explorations sensorielles. L’angoisse paralyse le développement de l’intelligence chez l’enfant, explique J.C. Pearce, auteur de L’enfant magique.

"L’enfant non touché aura un problème relationnel, ajoute Ashley Montagu. Il n’aura pas sa première relation amoureuse." Odette Lefèvre a eu l’occasion de le vérifier lorsqu’elle a massé des enfants autistiques à l’hôpital Rivière-des-Prairies dans le cadre de son mémoire de maîtrise en 1986. Après qu’elle eût touché et massé quatre enfants de cinq à huit ans, une heure par jour, chacun pendant quatre mois, l’un a commencé à parler, les autres ont établi leur premier contact oculaire et entrepris des jeux interactifs. "C’était des enfants mal aimés, dit-elle. Mal aimés parce qu’ils n’avaient pas été touchés. Le toucher étant le premier mode de communication, le premier langage, en les touchant, ils ont commencé à établir des relations."

Harry Harlow, un des pionniers de la recherche sur la privation de contacts physiques, a mené une expérience avec des bébés rhésus. Ceux avaient eu pour mère des poupées de chiffon fonctionnaient mieux que ceux dont les mères étaient faites de fil de fer. Les petits rhésus se blottissaient contre leur maman de chiffon douce et chaude, même lorsque la nourriture leur venait de la froide maman en fil de fer.

Dans "Le cri primal", Arthur Janov dit : "Un environnement chaleureux plus tard dans la vie ne fait pas disparaître les premiers traumatismes. L’absence de toucher au début de la vie crée une surcharge de peur qui se transforme en angoisse latente." "J’ai revécu en primal l’abandon du corps maternel qui me laissait seul dans le désert et l’angoisse totale pendant les quatre heures entre les tétées prescrites. Je pleurais, je hurlais ma peur, mon angoisse, ma terreur. Si on ne venait pas, j’allais mourir. Personne ne répondait. Je hurlais, hoquetais jusqu’à ce que épuisée, je me réfugie dans le sommeil où au moins j’étais à l’abri", raconte Jeanne. Dans The Betrayal of the Body, Alexandre Lowen relie la schizophrénie à l’échec d’une stimulation tactile précoce. La sensation d’identité vient de la sensation du contact avec le corps. Si cette sensation manque, l’individu ne sait pas ce qu’il sent, ne sait pas ce qu’il est. Et la perte de contact avec le corps aboutit à la perte de contact avec la réalité.

Marcelle Geber a observé pendant un an les nouveau-nés de l’Ouganda. Portés par maman, ces enfants rampent facilement à six ou sept semaines et récupèrent des objets en courant à six ou sept mois. L’enfant nord-américain accomplit le premier exploit à six ou sept mois et le deuxième, à 15 ou 18 mois. Marcelle Geber a aussi constaté que les petits Ougandais étaient moins précoces à mesure que notre approche scientifique envahissait la culture ougandaise.

Dès le début du siècle, la pensée pédiatrique s’est laissée pervertir par le mouvement behavioriste pour qui chaque preuve d’amour ou chaque contact physique rendait l’enfant trop dépendant de ses parents. Prendre les enfants dans ses bras risque de les gâter, clamait-on du haut de la chaire scientifique. Des millions de mères de bonne foi ont obéi aux spécialistes qui savaient tellement mieux qu’elles ce dont leur bébé avait besoin.

Avec l’avènement des pouponnières, les bébés sont séparés du corps de leur mère dès la naissance, forcés a téter un bout de plastique amorphe, emprisonnés dans d’horribles jolis pyjamas qui ne libèrent que les mains et la tête et isolés dans une chambre durant leur sommeil. "S’endormir au contact d’un autre est un besoin fondamental pour l’enfant", affirme Anne Freud. Le jour s’ajoute la panoplie du kit du parfait bébé : poussette chromée, balançoire mécanique et chaise inclinable remplacent le corps doux et chaud de maman. Même les enfants allaités ne peuvent jouir du sein et du corps de leur mère. Quand ils ne prennent pas leur lait en "popsicle" dégelé dans un biberon, le sein leur est interdit par un soutien-gorge d’allaitement qui ne laisse que le mamelon à leur portée.

Malheureusement, la libération des femmes a aussi prêché la rupture précoce du lien mère-enfant. Les bébés se retrouvent en garderies où les monitrices et moniteurs n’ont pas le temps de prodiguer les caresses si nécessaires.

De plus en plus d’enfants souffrent de problèmes de peau. "Mal touchés. Mal portés, mal portants, mal menés, mal aimés", écrit Frédérick Leboyer dans Shantala, un art traditionnel, le massage des enfants. Plutôt que de traiter leur eczéma avec des pommades, des médecins avertis les guérissent en nourrissant leur peau avec des massages, apportant ainsi les stimulations qui ont manqué au départ... Les anthropologues et les voyageurs se sont toujours étonnés de ne jamais entendre de pleurs d’enfants chez les autochtones du Grand Nord, les Amérindiens, aux Indes, à Bali et dans toutes les sociétés ou les bébés sont portés constamment contre la mère. Celle-ci allaite son bébé sur demande, le garde accroché au sein ou dans ses bras, le couche avec elle jusqu’à ce qu’il décide de partir explorer le vaste monde.

Leur besoin de contact satisfait, les bébés n’ont pas besoin de signaler leur désarroi et leur détresse par des cris. En grandissant, ces enfants ne restent pas collés a leur mère, ne pleurent pas avant de s’endormir. Ils sont capables d’entrer en véritable relation avec les autres. Ce sont les enfants magiques décrits par J. C. Pearce. Heureux enfants qui ont vécu pleinement dans leur peau leur première relation amoureuse !

Par Marie-Thérèse Ribeyron, Guide Ressources, 7, 4, 1991.

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23 décembre 2007

Pour un portage respectueux

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©
Didymos

Les deux positions les plus physiologiques pour porter sont le kangourou et le sac à dos (ou kangourou dos).
Pour savoir comment porter bébé en kangourou et comment l'installer dans le dos...

Pourquoi ces deux positions sont-elles les plus respectueuses de la morphologie de bébé ? Un début de réponse : "Avec les nouages en kangourou les enfants ont la possibilité - contrairement aux croisés - d’arrondir tout leur corps et de positionner leur tête dans l'axe de la colonne vertébrale (donc du corps). Les bébés posent le front sur la poitrine de leur mère, au lieu de tourner ou, pire, basculer la tête".
La suite ici. 

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18 décembre 2007

Pourquoi j'ai décidé de porter

J'en ai entendu parler grâce à internet, et ça m'a parlé. L'idée de ne pas se centrer sur l'enfant, je la comprends. Je la trouve logique. Et l'écharpe en fait parti.

J'ai choisi une écharpe de portage en 100% coton jersey de la marque kubeba, même si je sais que cette marque ne vaut pas les meilleures comme Lana, Storchenwiege ou Didymos, ça me convient puisque de toute façon avec mes problèmes de dos je ne pourrais pas porter un trop grand enfant (et avec un porte-bébé n'en parlons même pas !) et que pour débuter, je n'ai pas le budget pour une Storchenwiege, et encore moins pour une Didymos.
Peut-être que plus tard je la revendrais pour une Storchenwiege, nous verrons...

Pourquoi ?
Parce que je suis intimement persuadée que c'est le mieux pour lui. Et aussi, ça me semble quand même bien plus pratique que la poussette dans pas mal de situations...

Parce que le portage stimule plusieurs sens et que le bébé sait qu'il n'est pas seul...

Parce que l'on sait maintenant qu'un bébé porté est un bébé rassuré et intégré activement dans la vie quotidienne...

Parce que le portage, c'est la communication par le contact intense peau-à-peau...

Parce que les bébés portés passent moins de temps à crier et restent plus longtemps éveillés dans un état satisfait et attentif, et sont donc ouverts à absorber de nouvelles expériences et impressions...

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16 décembre 2007

Petit curieux

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Maintenant Lohan commence à s'intéresser à ce qu'il se passe hors de l'écharpe...

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06 décembre 2007

Porter en écharpe

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Porter en écharpe avec Lohan, ça donne ça...

C'est vraiment génial. C'est grâce à l'écharpe que j'ai (re)trouvé un peu d'autonomie, que j'ai pu m'occuper de moi, de l'appartement, tout en veillant sur mon fils. Marre de faire des compromis avant ! J'ai pu voir ce que ça donnait le temps de maitriser un peu mieux les nœuds, non merci ! Et Lohan est tellement mieux depuis.

Posté par Vanille_et_Lohan à 23:56 - Peau à peau - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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