06 juillet 2008
Transmettre l'amour
Allez, un petit commentaire sur mes lectures^^ (je vais sûrement le faire, petit à petit, sur tous les livres que je lis sur le sujet).
L'idée de base de ce livre m'avait énormément séduite... et on me l'avait chaudement recommandé. Au final, quelle déception...
Dans l'ordre, il est tout d'abord bourré
d'erreurs médicales sur l'allaitement. Exemple : si le nourrisson a faim,
c'est que la mère n'a pas assez de lait, et dans ce cas il faut
compléter. Il faut 3h d'intervalles entre deux tétées, car pour
lui le lait maternel se digère en 1h30 (alors qu'il confond, ces chiffres concernent le lait artificiel, le lait maternel n'a besoin que de 30 minutes maximum pour être digéré). Il prône le fait de mettre un bébé de quelques
mois à 3 ou 4 repas (comprendre : tétée) par jour... chez un bébé
allaité, ça peut-être un très bon moyen de tout faire foirer... il ne
prend pas en compte l'individualité, certains tètent 5 minutes et très
souvent, d'autre moins... il n'y a pas de modèle universel, et encore
moins de recette universelle. Bref.
Ensuite, des références à Freud, dépassé depuis des
années et dont on sait maintenant que la majorité de ses théories
n'avaient été fondées que pour excuser le comportement incestueux de
son père (c'est lui-même qui le dit).
Ensuite... pour lui, un bébé, passé l'âge d'un an, pleure souvent pour
accaparer sa mère (ben voyons...). Il donne l'exemple d'un de ses
enfants. Ils l'ont laissé pleurer 4h en pleine nuit (oui oui) et le
lendemain matin, ils sont allés le lever comme si de rien n'était. Evidemment l'enfant était très content donc il en déduit que c'était la
bonne méthode, comme si un enfant allait en vouloir à ses parents... "ça marche" ne veut pas dire que c'est la bonne
solution. Et il prend aussi l'exemple classique de "la première fois il
pleure des heures, la seconde quelques minutes, la troisième pas du
tout". J'appelle ça de la résignation... c'est positif apparemment, selon lui ?
Enfin voilà, en gros ce qui m'a déçu... quand on sait que c'est la "bible" de nombreuses mamans, je trouve ça triste que ce genre d'idées continuent à être propagée... Le livre est un peu ancien, peut-être que ça vient de là, au moins au niveau des erreurs concernant l'allaitement, car on en savait pas autant à l'époque, les recherches médicales n'étaient pas aussi poussées et les bébés biberonnés étaient la norme pour établir des résultats d'études, courbes de croissances, etc.
Le mot de l'éditeur :
L'originalité de ce manuel et son idée centrale résident en cette conviction profonde : ce que les parents ont de plus précieux à transmettre à leurs enfants, c'est l'amour, la capacité d'aimer et de se donner. C'est là qu'ils trouveront leur équilibre et leur épanouissement. Cette transmission toutefois n'est pas innée, il y faut du bon sens et surtout une bonne connaissance du développement affectif, intellectuel et psychomoteur de l'enfant. C'est le sujet de ce livre qui aborde les différents stades de la vie de l'enfant, s'arrête sur les principales étapes à franchir en mettant toujours l'accent sur la vie affective de l'enfant. Paul Lemoine explique ce que l'enfant vit et ressent, quelle est la réponse juste à donner à sa demande, quels sont les risques et les enjeux de tel ou tel cap difficile, de telle ou telle situation. Mais pour Paul Lemoine, l'éducation à l'amour, si elle se fait bien sûr dans l'enfance et surtout dans la petite enfance, ne doit pourtant pas s'arrêter là. Jusqu'à l'adolescence et même au-delà, il faut savoir accompagner le jeune dans sa scolarité ou sa vie affective. L'éducation religieuse - tout en étant traitée à part et pour elle-même - n'est pas non plus absente de ce livre. Car l'amour au sens plein se vit dans la foi et le pédiatre, sur ce plan, a aussi quelques conseils de bon sens à donner. Un livre simple, clair, précis et ouvert. Un manuel indispensable pour l'éducation. Ce livre en est à sa quinzième édition. Il a déjà été vendu à 44 000 exemplaires.
(Paul Lemoine, pédiatre, médecin
des Hôpitaux, père de famille nombreuse et grand-père,
nous livre ici le fruit de quarante ans de pédiatrie. Son
ouvrage s'adresse tout d'abord aux parents, mais il est aussi utile
aux médecins, aux infirmières, aux puéricultrices,
aux enseignants. Paul Lemoine est décédé en
2006.)
21 avril 2008
Les rituels d'endormissement à travers le monde
L'autre fois, je suis encore tombée sur un texte qui m'a presque rendue triste... de voir à quel point l'homme occidental se complique la vie et combien il s'est à présent éloigné de son instinct...
Je vous met la partie qui m'a profondément dérangé... l'étude a plus de dix ans, mais c'est malheureusement encore d'actualité :
Étude en Picardie (France)
Dans l’étude de Coche et Roué (1993) menée en milieu rural, les auteurs constatent que “quel que soit leur âge, plus des deux tiers des mères disent qu’il ne faut pas prendre souvent le bébé dans les bras, cette pratique pouvant créer une “habitude” (raison invoquée le plus fréquemment)”. 35 % reconnaissent en outre ne pas porter souvent le bébé. Les femmes interrogées expliquent qu'il ne faut pas être “trop proche” du nourrisson, afin que celui-ci ne “monopolise” pas ses parents. Bien que le besoin de contact du nourrisson soit reconnu en théorie, la prise en compte de cette idée dans la vie courante semble limitée par l’influence des a priori populaires qui entrent en contradiction avec elle. Soixante pour cent des plus jeunes mères précisent cependant qu’elles prennent leur bébé dans les bras “quand c’est nécessaire” (pleure très fort ou longtemps). En général, elles ne bercent pas le bébé au lit et ne lui chantent pas de berceuses, mais l’apaisent dans les bras avant de le coucher (surtout dans les trois premiers mois de la vie). Les auteurs constatent que “nos données d’observation confirment la relative parcimonie des échanges cutanés entre l’adulte et le bébé par rapport à d’autres cultures”. Il semble exister une limite à la “sollicitude maternelle” imposée par la tradition. Une nette tendance, dès la fin du premier mois, à laisser pleurer le bébé en dehors des périodes de soins ou d’alimentation, en particulier lorsqu’il est couché. Les personnes qui disent laisser pleurer les nourrissons, pensent qu’il est important de ne pas répondre à leurs pleurs la nuit pour ne pas les “rendre capricieux” (expression relevée dans 30 % des entretiens). La demande de contact du bébé est peu prise en compte. Les pleurs et cris de l'enfant sont interprétés très tôt comme des éléments perturbateurs, et les réponses positives de l’adulte comme susceptibles d’engendrer un conditionnement : “il est malin, ça devient une habitude”. Ces formulations semblent révéler que le plaisir de contact recherché par le nourrisson est perçu par les parents. Mais ceux-ci refusent le contact à l'enfant par crainte de “se rendre esclave”. Comme l’usage du berceau, le bercement semble une coutume en voie de disparition en Picardie. L’étude de Coche et Roué montre que l’idée qu’il ne faut pas bercer le bébé est plus forte chez les grands-parents que chez les parents. Paradoxalement, 60 % des grands-mères reconnaissent avoir bercé leur bébé mais de temps en temps seulement “en cas de grosse colère” ou de “coliques”. Pour cela, elles disposaient d’un berceau. Là encore, l’hostilité au bercement est généralement liée à “la crainte que le bercement n’entraîne une habitude”. Une minorité emploie le terme “vice”. Le besoin de bercement de l’enfant est peu mentionné et encore moins reconnu. Les auteurs ajoutent : “On constate souvent une rupture assez brutale du lien unissant le bébé à sa famille, lors du coucher ; dans la plupart de nos observations d’endormissement, nous constatons la rareté des mères qui chantent pour accompagner le bébé dans le sommeil”. De nombreux parents utilisent aujourd’hui une boîte à musique ou un mobile musical qui semble supplanter la voix maternelle et pallier son absence. Les grands-mères disent pourtant avoir chanté à leur bébé. Elles évoquent les bienfaits des berceuses pour apaiser l’enfant. L’étude révèle également que la tétine (tutute, totote...) est souvent utilisée lorsque le bébé pleure dans son lit. Les parents “ne supportent pas d’entendre le nourrisson crier” (le qualificatif de “brayeux” lui est attribué). Pour les auteurs, “La tétine, qui évite sans doute aux parents le contact direct avec le bébé, ne se substitue-t-elle pas au corps de la mère et au bercement pour l’apaiser ? (...) En le laissant pleurer seul, les mères ne s'épargnent-elles pas d’assister aux manifestations de détresse du nourrisson ? Leur sensibilité est ainsi moins mise en cause”. Les observations des auteurs montrent que le jeune enfant est souvent isolé dans une autre pièce, à distance de la salle de séjour. Il serait ainsi, selon les parents, protégé de ce qui pourrait “gêner son sommeil” et risquerait de “perturber” son équilibre. En revanche, la même étude réalisée dans le Nord-Finistère (pays du Léon) montre qu’en général les mères sont plus concernées par les pleurs du nourrisson qui bénéficie plus souvent d’une berceuse pour s’endormir. On ne berce pas plus le bébé breton que le bébé picard (le lit a remplacé le berceau), mais il est quand même calmé dans les bras (surtout jusqu’à trois mois).
Pour la suite (notamment des façons de faire autre qu'occidentales) et les sources, c'est ici.
16 mars 2008
Différence jumeaux

© Getty Images
Au hasard de mes recherches sur le net, je suis tombée sur un site pour les parents de jumeaux très orienté "maternage". Même si je ne suis pas directement concernée, j'apprécie énormément les documents qu'ils ont mis en ligne.
Extrait, un petit texte sur les émotions :
" L’enfant est totalement émotion ; il n’y a qu’à voir
la force et la présence de celle-ci dans la vie de nos petits. Au lieu de
brimer son expression, nous avons mieux à faire, tout d’abord à nous avouer que
l’émotion de nos enfants peut totalement nous dépasser et là le processus le
plus intéressant peut commencer : qu’est-ce que l’émotion de notre enfant nous
fait vivre ? Qu’est-ce qu’elle nous renvoit de notre propre vie émotionnelle ?
C’est en répondant à ces questions que nous pouvons créer le recul nécessaire
pour mieux comprendre notre enfant, lui laisser toute sa place, et pour
renforcer notre intimité avec nous-même.
Il y a même certains enfants, qu’on appelle “aux besoins
intenses”, qui manifestent encore plus intensément justement leur
hypersensibilité et les émotions qu’ils vivent.
Nous avons souvent été éduqués à taire nos émotions ; la
colère surtout a souvent fait l’objet d’une opprobre, ce qui fait que nous la
tolérons fort mal chez nos petits ! Et pourtant, la colère comme toutes les
autres émotions demandent à pouvoir s’exprimer. Si nous contrôlons nos émotions
et les refoulons, nous créons ainsi tout un tas de dysfonctionnements qui nous
seront dommageables. Qui plus est, à force de les refouler, nous nous coupons
de plus en plus de qui nous sommes et passons à côté de nous.
Il est sain d’exprimer ses émotions ; autrement dit,
l’expression de celles-ci contribue à nous maintenir en santé. Les enfants qui,
très tôt, comprennent qu’ils ne peuvent exprimer leurs émotions parce qu’elles
dérangent leurs parents pour une raison ou une autre développeront un certain
nombre de comportements et de maux destinés à évacuer ces émotions qui ne sont
pas accueillies. Corps et esprit sont inséparables.
Une petite mine d'or remplie de textes sur le maternage, contre la violence éducative ordinaire, etc.
N'hésitez pas à aller y faire un tour, ça fait du bien de lire ce genre de texte :
http://difference.jumeaux.free.fr/
14 mars 2008
Le concept "Signe avec moi"
Une petite vidéo qui explique tout bien mieux que moi :
D'autant plus d'actualités que Lohan commence vraiment à bien nous imiter, on va sûrement reprendre dans peu de temps...
29 janvier 2008
Lohan en shantala
Il y a quelques jours, j'ai donc revendu ma baignoire ovale (vive ebay) contre une shantala commandée sur mon site favori. J'en avais marre de batailler dans nos 3m2 avec une baignoire trop grande.

Premier essai : notez l'air dubitatif^^
Par contre il "joue" à se courber au maximum pour mettre la bouche dans l'eau et souffler, donc le bain est devenu un peu... sportif. C'est dommage parce que sinon il tient tout seul, mais à cause de ça il vaut mieux que je le soutienne.
De plus, la position étant plus physiologique, il paraît qu'ils s'y sentent plus à l'aise que dans une baignoire classique.
En contrepartie, je peux enfin donner le bain moi-même sans aide, parce que la shantala est très légère et nécessite très peu d'eau, donc malgré mon dos je peux la transporter sans soucis. Du fait de sa forme, il suffit de très peu d'eau, donc c'est bien plus écologique que la traditionnelle baignoire pour bébé. Le plastique est en plus spécialement conçu pour garder l'eau chaude le temps du bain.
En plus, la forme particulière de la shantala fait qu'on peut la poser quasiment n'importe où.
Mais sinon, c'est un achat que je ne regrette pas. Un peu dégoûtée sur le prix, je l'ai repérée il y a deux semaines sur bébé au naturel autour de 13€, et je retourne une semaine plus tard, elle a augmenté de 3€ :/ Mais bon, ça reste tout de même bon marché.
27 janvier 2008
La racine de violette

Comme Lohan se plaignait des dents, j'ai profité d'une commande chez bébé au naturel pour ajouter une racine de violette (aussi appellée racine d'iris).
" Quand sortent les premières dents, très souvent, les gencives sont
irritées et douloureuses. L'enfant ressent très souvent l'envie de
mordiller quelque chose ; à cet effet l'idéal est une racine de
violette, qui offre une consistance élastique et facilite la dentition.
Elle ne se casse pas, ni ne rompt, et pour en garantir l'hygiène elle est attachée à un cordon en coton d'origine bio-dynamique (demeter).
Il suffit de la mastiquer quelques minutes pour que les principes actifs spécifiques s'en libèrent.
Ne
pas faire porter la racine de violette autour du cou du bébé, mais la
lui donner dans sa main, toujours sous surveillance d'un adulte."
Je l'ai déballée, mise dans la main de Lohan, et il la de suite machouillée. Je ne sais pas si c'est efficace pour les dents, mais en tout cas, ça lui plaît !
20 janvier 2008
Signe avec moi

Qu'est-ce que le baby sign ?
Dans les années 80, un
spécialiste de la langue des signes américaine constatait que les
enfants qui grandissaient dans des familles dont au moins un des
parents était sourd, pouvaient communiquer bien plus tôt que leurs
petits camarades du même âge de familles entendantes. Il se mit à faire
découvrir au grand public les avantages de l'utilisation de signes.
Parallèlement, deux femmes pionnières montraient que les enfants qui ne
savent pas encore parler utilisent spontanément et naturellement des
gestes pour communiquer.
L'humain est un être de communication.
Dès sa naissance il cherche à communiquer avec les gens qui
l'entourent. Malheureusement, les pleurs sont sa seule langue. Quel
casse-tête et quelle frustration pour les parents de ne pas pouvoir
comprendre à quoi ces pleurs sont reliés! Puis un jour, sans qu'on s'y
attende, yeux dans les yeux, un sourire apparaît. Il vient de vous
faire savoir qu'il est bien et heureux. Un lien indestructible est créé.
Peu
à peu, il prend conscience de ce qui l'entoure, surtout des gens qui
l'aiment. Il grandit bien vite et voilà qu'on peut lui faire faire des
beaux yeux, au revoir, bravo et envoyer des bisous. Quelle joie de voir
ce petit humain communiquer! Tous des gestes simples, que l'on montre
sans effort, qui sont ancrés depuis des générations dans notre façon de
faire. Ils sont tellement normaux et acquis qu'aucun parent ne s'arrête
sur l'immense travail que l'enfant a fait pour en arriver là. Pourtant,
l'enfant doit d'abord comprendre à quoi le geste est associé, avoir les
capacités motrices de le faire et reproduire le geste au moment
approprié.
En lui apprenant des signes pour ses besoins et ses
intérêts de tous les jours, vous ouvrez une fenêtre sur l'univers de
votre enfant. Celui-ci s'étend sur bien plus que sur de simples objets
à portée de sa main. L'utilisation de la langue des signes permet aux
enfants "préverbaux" de disposer rapidement d'un large vocabulaire pour
s'exprimer en attendant que la parole se mette en place.
Pourquoi ça m'intérèsse ?
Pour
moi, c'est une approche qui s'inscrit dans une demarche d'écoute, plus
proche de mon enfant, pour mieux le comprendre et répondre à ses
besoins... Je ne pense pas que l'on en ait absolument besoin, à partir
du moment où on fait confiance à son instinct, mais de mon point de vue
ça peut être une façon intéressante de développer de nouveaux liens.
Les parents qui signent avec leurs enfants parlent d'un lien
inexplicable et racontent combien ils sont émus quand ils découvrent
tout ce à quoi la langue des signes leur donne accès. C'est cet
approfondissement du lien parent-enfant qui est à mes yeux, une
motivation pour commencer à signer.
Le massage Shantala

© Getty Images
Commande sur bébé au naturel oblige, j'en ai profité pour rajouter un livre dans mon panier : Shantala, un art traditionnel, le massage des enfants.
J'en ai entendu parler depuis longtemps, mais j'ai bien hésité avant d'essayer parce que Lohan a eu pendant longtemps horreur d'être nu. Maintenant, il est plus à l'aise, il adore qu'on le change et souvent cela se passe en rigolant, donc je me suis dit que c'était un bon moment pour tenter.
"Qu'est-ce que le shantala ?
Le Shantala, massage des bébés et enfants, est originaire de l’Inde, où il est transmis de génération en génération, depuis des siècles.
En Occident, il suscite depuis une trentaine d’années un regain d’attention par rapport aux bénéfices qu’il peut apporter au développement de l’enfant[...].
Effets :
• Favorise de développement physique de l’enfant
• Permet de conserver la souplesse de l’enfant à mesure qu’il grandit
• Stimule son système immunitaire
• Renforce le fonctionnement des systèmes respiratoires, circulatoires et digestifs de l’enfant.
• Amplifie la conscience de son corps et de ses cinq sens
Les semaines qui suivent la naissance sont comme la traversée d'un désert. Désert peuplé de monstres, les sensations nouvelles qui du dedans montent à l'assaut du corps de l'enfant.
Après la chaleur du sein maternel, après la folle étreinte qu'est la naissance, la solitude du berceau. Et puis surgit la faim, qui mord le bébé aux entrailles. Ce qui affole l'enfant ce n'est pas la cruauté de la blessure. C'est sa nouveauté. Comment calmer une telle angoisse ? Le nourrir ? oui, mais pas seulement de lait. Il faut le prendre dans les bras. Le caresser, le bercer et le masser. Ce petit, il faut parler à sa peau, parler à son dos qui a soif et faim autant que son ventre.
Dans les pays qui ont conservé le sens profond des choses, les femmes savent encore tout cela. Elles ont appris de leur mère, elles enseigneront à leurs filles, cet art profond, simple et très ancien qui aide l'enfant à accepter le monde et le fait sourire à la vie."
J'ai hâte de recevoir le livre et de m'y mettre, je suis sûre que Lohan va adorer. Je vous tiendrais au courant de mes premiers essais !
07 janvier 2008
Deuxième étape après cododo intensif...
Maintenant que nous commençons à être prêt, on a installé le lit de Lohan en side-bed dans notre chambre au lieu de dormir tous les trois dans notre lit.
D'ailleurs, pour celles qui comme moi ont désespérés en apprenant le prix des lits spécial cododo, apprenez que vous pouvez en trouver un beaucoup moins cher et réutilisable un bon moment (contrairement aux petits berceaux de cosleeping). Où ça ? A Ikéa tout simplement. Pour la modique somme de 139,00€, vous y trouverez un lit à barreau (modèle Leksvik) en bois massif (je déteste le contreplaqué) avec un côté amovible.

Lit bébé Leksvik - 139,00€ - Ikéa
Quand j'ai acheté ce lit, à la base c'est uniquement parce que la collection de la chambre de Lohan ne se faisait plus et que c'était celui qui s'en rapprochait le plus. En le montant, on s'est rendu compte qu'à la place des barreaux, on pouvait enlever un "pan" et le remplacer par une barre basse.
Et ça correspond pile à la hauteur de notre grand lit (acheté chez Ikéa aussi Lol). Du coup, on a décidé, après un petit moment de "cododo intensif" qu'on l'installerait dans notre chambre, collé à mon côté.
Là Lohan va bientôt avoir 4 mois, et comme il commence à se déplacer en crabe dans le lit (ce qui rend le sommeil légèrement inconfortable Lol) on a décidé de passer à l'étape suivante.

La prochaine, ça sera le lit dans sa chambre, mais pour ça, je crois que je ne suis pas encore prête. J'ai besoin de le sentir près de moi, de pouvoir l'allaiter quand il le demande, de le regarder dormir (oui, je suis une mère fusionnelle !). Chaque chose en son temps, et je n'en ai pas encore eu assez pour rattraper les premiers instants qu'on nous as volé.
Aujourd'hui, c'est HNI !

Lohan prêt au départ !
Après plusieurs petits tests d'une demi-heure ou un peu plus, aujourd'hui je me décide à passer à l'étape suivante : observer Lohan toute la journée et "attraper" certaines de ses éliminations (si j'y arrive !).
Il faut vraiment que je prenne les choses en main, parce que le 18 janvier, Lohan aura 4 mois (comme le temps passe vite... ), et passé ce délai, il est plus délicat de repérer les signaux, car les bébés finissent par ne plus les émettre (à force qu'on n'y prête pas attention, les pauvres... ).
Du coup là, j'ai déplié le clic clac, installé des alèses et deux grosses serviettes, et habillé Lohan pour l'occasion (hauts courts, babylegs, chaussures). J'ai fait un essai qui a cette fois duré toute la matinée.
Comme d'habitude, j'ai raté le premier pipi. Par contre, et ça c'est nouveau, j'ai attrapé tous les pipis suivants^^
J'étais toute fière de nous, et Lohan trop content de pas se faire dessus arrêtait pas de se marrer. Je ne suis pas patiente donc ça aide pas, mais j'y crois, j'ai confiance en nous, je sais qu'on va progresser et que je comprendrais de mieux en mieux les signaux que mon fils m'envoient...


