Maman vanille, Papa chocolat, Bébé caramel

Notre petit monde et notre petite vie : maternage, naturel, couture, cuisine and co...

19 avril 2009

Enfin !

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Trois mois que je voulais l'acheter, et après avoir envoyé un petit mail sur le site fournisseur, j'ai sauté le pas en début de semaine, et j'ai commandé une peau d'agneau pour Hadrien.

Au cas où ça pourrait en intéresser, le mail était au sujet de l'approvisionnement, je voulais de plus amples informations et surtout, savoir s'il s'agissait bien d'animaux élevés pour leur viande et pas tué uniquement pour que bébé puisse s'ébattre sur leur peau... Je suis pas végétarienne mais bon, il y a des limites quand même. Bref, ils m'ont répondu : "Ces agneaux sont élevés dans la région du Ries en Allemagne dans une vallée protégée sans culture massive à proximité donc sans usage de pesticides. Les agneaux sont élevés de manière traditionnelle, non seulement pour leur peau mais aussi pour leur viande. On peut affirmer que les agneaux sont élevés dans un total respect de l'animal et de l'environnement. L'abattage a lieu sur place, les peaux sont ensuite tannées sur place. Il s'agit donc d'un circuit court sans intermédiaire".

J'ai choisi une peau d'agneau à poils courts, tannage Mimosa (le tannage le plus naturel car végétal, fait à partir d'extraits d'écorce d'acacia) de 95 cm environ, ça me semblait la taille idéale pour être utilisée longtemps et pour plusieurs usages. Sur le site ils précisaient que du fait du tannage, il pouvait y avoir des tâches rosées mais je n'en ai pas vu en tout cas, tout au plus quelques variations de couleur mais très légères... Et en tout cas, c'est d'une douceur incroyable, et ça ne sent pas "l'animal".
Hadrien la tout de suite adopté, et Lohan était très intéressée, il est carrément allé faire sa sieste dessus. L'avantage d'avoir prit une grande taille, c'est qu'ainsi je peux l'utiliser à l'horizontale, un bout pour chacun.

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12 avril 2009

Cododo

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Comme avec Lohan au début, je dors avec Hadrien. Il est parfois dans son couffin collé à notre lit, parfois directement dans le lit à côté de moi, selon ma fatigue, et il passe sans problème de l'un à l'autre. Les nuits se passent généralement bien, je l'allaite en général une fois, parfois non parce qu'il peut faire sans problème 23h/9h la plupart du temps. Sauf quand il me fait une nuit quasiment blanche, ce qui a été le cas plusieurs fois ce mois-ci, pas de pleurs ni rien, il était simplement éveillé... heureusement cette "habitude" a l'air de lui disparaître.

J'avoue très sincèrement qu'à la base, cela me briserait le cœur d'imposer brutalement la solitude à un nouveau-né qui a connu neuf mois de fusion. Personnellement, je déteste dormir seule, et j'ai 24 ans, alors j'imagine un tout petit bébé, qui ne dispose d'aucune ressource pour relativiser et intellectualiser ce qu'il ressent, et qui a un besoin "dans sa peau" de sentir un contact avec sa mère.

Souvent, on pense que cela donne de "mauvaises habitudes", et bien si Hadrien s'habitue - comme Lohan l'a fait - à s'endormir en étant sécurisé, à ne pas avoir peur d'aller se coucher, à savoir que la nuit tout le monde dort même papa et maman, et à apprendre qu'on a pas besoin d'être seul pour être heureux, ça me va très bien. Une chose que l'on oublie malheureusement trop souvent, c'est que cela ne va pas rendre son bébé dépendant (mais bon sang, qui croit encore qu'un bébé peut être indépendant ?), que l'autonomie ne s'impose pas, et que pour se détacher, il faut avoir été attaché. C'est une question de culture, mais ailleurs, des bébés dorment avec leurs parents et ce n'est pas pour autant qu'ils dorment ensuite avec eux jusqu'à leur majorité, que je sache... de quoi a-t-on tellement peur ?

Sans compter que le cododo, dans des conditions sécuritaires, a aussi un bénéfice tout matériel, c'est qu'il réduit le risque de mort subite. Quand on dort avec nos enfants on ne perd pas les facultés naturelles qu'ont normalement toutes les mères, et qui consistent à rester connecter à notre bébé : tout en dormant on sent ses mouvements, on entend sa respiration (et d'ailleurs, autre avantage, la respiration de sa mère stimule le bébé qui cale sa respiration sur la sienne, et l'aide à ne pas faire d'apnée), et on se réveille au moindre soucis. J'en ai eu la preuve plusieurs fois avec Lohan, je me suis réveillée instantanément une nuit où il s'était mis un pan de son nid d'ange sur le visage, alors qu'il ne faisait aucun bruit. Ce qui écarte aussi la peur de l'écrasement, qu'ont en général surtout des parents qui ne dorment pas avec leur enfant.

Pour en revenir à Lohan, j'ai vraiment eu l'occasion de remarquer les bénéfices d'un sommeil "sécure". Depuis le jour de sa naissance, il a eu des problèmes de sommeil, dans le sens où il était incapable de s'endormir seul et faisait presque des crises d'angoisses quand la nuit arrivait. A la maternité je ne l'avais pas compris, ce qui m'a valu quatre nuits blanches d'affilées avant que je ne le prenne avec moi dans notre lit. Lohan avait besoin d'une très longuée tétée, d'être endormi contre moi, bref d'être énormément sécurisé, et ça a duré un bon moment. Il a rapidement été capable de dormir à peu près n'importe où (dans son lit, dans sa chambre ou chez des amis...) mais il ne pouvait pas s'endormir seul. Il lui a fallu à peu près un an pour se sécuriser, à partir de 12 mois il a commencé à s'endormir seul à l'occasion, et deux ou trois mois après, quasiment tout le temps, même lorsque exceptionnellement il se réveillait la nuit, ce qui aurait été inconcevable quelques mois plus tôt. Je n'imagine même pas quels résultats catastrophiques auraient eu sur lui la fameuse méthode du "laisser pleurer". J'en reparlerai, d'ailleurs (et je prévois un article sûrement très culpabilisant envers ceux qui prônent cette façon de faire, je préviens de suite).

Quand au fameux problème de l'intimité du couple, tout va bien merci, on ne la résume pas à notre lit et preuve s'il en est, Hadrien n'est pas arrivé par l'action du saint-esprit... Hum.

Et le cododo, c'est plein de petits moments géniaux... La plupart du temps Lohan et Hadrien dorment ensemble pour la sieste. Souvent je retrouve le bras de Lohan tendu vers son frère, ses doigts emmêlés dans les cheveux d'Hadrien, et c'est tellement beaux ces moments-là...

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31 janvier 2009

Emmailloter

Hadrien

La première fois que j'en  ai  entendu  parler,  j'ai  pensé  à une technique à demi-barbare et révolue depuis le moyen-âge... et puis, j'ai lu le témoignage d'une maman anglaise qui disait emmailloter ses bébés... là-bas, c'est encore très courant, et utilisé à la place des gigoteuses (que je n'aime pas tellement).

J'ai donc cherché davantage d'information. Le principe, c'est de "contenir" pour empêcher les mouvements brusques (et rappeler le ventre de maman) tout en faisant une pression apaisante sur le ventre (et apparemment cette pression est très efficace en cas de coliques). Et je me suis souvenue qu'effectivement, les premiers temps Lohan se réveillait souvent en sursaut lorsque ses bras tombaient de chaque coté de son corps : c'est le réflexe de Moro je crois ? Hadrien également, même endormi contre moi il lui arrive de sursauter brutalement et de se réveiller à cause de ses bras qui s'écartent...

J'avais commencé à coudre une couverture d'emmaillotement, sur le modèle de celles vendues dans le commerce... Mais, procrastination oblige, elle n'est toujours pas terminée. J'ai donc prit mon parti d'utiliser une couverture normale bien tendue, qui lui maintient les bras le long du corps (mais sans serrer) et visiblement, ça lui convient...

PS : Oui, c'est bien la même écharpe de portage que celle que l'on voit sur cet article... ma storchenwiege a juste eu droit à un peu de teinture dylon bourgogne, histoire de lui redonner un coup de jeune ;)

 

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23 septembre 2008

Les mains devraient protéger, pas frapper

Blog

Je relaye... Pour soutenir l'abolition des châtiments corporels sur les enfants, levons la main contre la fessée. Signez ici la pétition contre la violence éducative...

Pour plus d'information sur les châtiments corporels, rendez-vous ici.

edit : Il semblerait que les choses commencent à bouger tout doucement. Le 10 septembre 2008, lors de la conférence sur les droits des enfants du Conseil de l'Europe, la ministre française Nadine Morano a signé l'Appel à  en terminer avec les châtiments corporels lancé  par le Conseil de l'Europe. Maintenant, on croise les doigts...

Etoiles

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11 juillet 2008

Les vaccins

VaccinLe questionnement sur la vaccination est un sujet « à la mode » chez les maternantes... Je me suis renseignée autant que possible, et j'ai énormément hésité avant de savoir quels vaccins ou non faire à Lohan... D'ailleurs je pense sérieusement acheter Qui aime bien vaccine peu, pour avoir encore davantage d'informations.

Pour le moment, j'ai opté pour uniquement l'obligatoire (DTP ou Pentavac) mais aussi le Prévenar contre les méningites, depuis que j'ai appris que du fait de leur rareté maintenant, elles étaient souvent mal diagnostiquées par les médecins.

Les vaccins contre la varicelle, gastro et compagnie ne sont pas vraiment utiles comme il est allaité, et la varicelle je préfère largement qu'il la fasse bébé qu'adulte (lire ce texte qui reflète exactement ce que je pense), car tardivement, ça n'a plus rien d'une maladie bénigne. Le BCG idem, hors de question vu les effets secondaires et le peu d'efficacité (50% d'efficacité contre la tuberculose) sachant que nous ne faisons pas partie de la population "à risque". Pareil pour celui sur l'hépatite B : j'ai vu qu'il était suspecté d'augmenter le risque de sclérose en plaque, ils ont lancé des études mais n'ont pas réussi à prouver son innocuité, donc dans le doute je me suis abstenue.

Si j'ai une fille, elle n'aura pas non plus droit au nouveau vaccin à la mode, celui contre certains papillomavirus responsable de cancers de l'utérus... Ce vaccin ne me plait pas du tout : trop peu de recul sur le produit (4 ans seulement), une efficacité très limitée puisqu'il ne protège que de 7 des 100 papillomavirus existents, des effets secondaires importants, et une campagne de pub massive. D'ailleurs, étrangement, ils préfèrent creuser encore davantage le fameux "trou" de la sécurité sociale dans une campagne vaccinale, que de travailler sur les causes pouvant mener à un cancer du col utérin (au hasard : la pilule contraceptive). Bref.
Pour en savoir plus sur ce vaccin, on peut lire ce texte ou celui-ci, ou encore celui-la. Edifiant.

De façon générale, j'ai préféré limiter au minimum le nombre de vaccin pour limiter la quantité d'aluminium qui va avec et qui dépasse largement le seuil recommandé par l'OMS (même si par ailleurs, l'OMS prône la vaccination massive). Quand aux médecins, ceux que j'ai sollicités m'ont argumenté un "oui mais de l'aluminium il y en a aussi ailleurs" qui ne m'a absolument pas convaincu... Justement oui, et c'est pour ça que je n'ai pas envie d'en rajouter une couche. C'est ce genre d'articles qui m'encourage à me poser des questions, justement.

La question se pose maintenant pour le ROR, qui n'est pas un vaccin obligatoire : à ce que j'ai compris, si on veut vacciner, le mieux serait de ne pas vacciner bébé - pour lui laisser une « chance » de faire ces maladies -, mais plus tard, lorsque la rougeole, rubéoles ou oreillons peuvent avoir des conséquences graves. Indirectement, c'est à cause de la vaccination actuelle que je pense qu'il vaudrait mieux le faire plus tard : car à cause du vaccin, les maladies sont décalées et se déclarent donc à un âge où elle est vraiment dangereuse. Mais ma décision n'est pas encore vraiment arrêtée pour le moment, je pense que je vais attendre d'avoir davantages d'informations.

Et vous, quelles décisions avez-vous prises concernant la vaccination de vos enfants ?

Etoiles

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06 juillet 2008

Transmettre l'amour

BlogAllez, un petit commentaire sur mes lectures^^ (je vais sûrement le faire, petit à petit, sur tous les livres que je lis maintenant sur le sujet).

L'idée de base de ce livre m'avait plutôt séduite... et on me l'avait chaudement recommandé. Au final, quelle déception...
Dans l'ordre, il est tout d'abord bourré d'erreurs médicales sur l'allaitement. Exemple : si le nourrisson a faim, c'est que la mère n'a pas assez de lait, et dans ce cas il faut compléter. Il faut 3h d'intervalles entre deux tétées, car pour lui le lait maternel se digère en 1h30 (alors qu'il confond, ces chiffres concernent le lait artificiel, le lait maternel n'a besoin que de 30 minutes maximum pour être digéré). Il prône le fait de mettre un bébé de quelques mois à 3 ou 4 repas (comprendre : tétée) par jour... chez un bébé allaité, ça peut-être un très bon moyen de tout faire foirer... il ne prend pas en compte l'individualité... il n'y a pas de modèle universel, et encore moins de recette universelle. Bref.
Ensuite, des références à Freud, dépassé depuis des années et dont on sait maintenant que la majorité de ses théories n'avaient été fondées que pour excuser le comportement incestueux de son père (c'est lui-même qui le dit).
Ensuite... pour lui, un bébé, passé l'âge d'un an, pleure souvent pour accaparer sa mère (ben voyons...). Il donne l'exemple d'un de ses enfants. Ils l'ont laissé pleurer 4h en pleine nuit (oui oui) et le lendemain matin, ils sont allés le lever comme si de rien n'était. Evidemment l'enfant était très content donc il en déduit que c'était la bonne méthode, comme si un enfant allait en vouloir à ses parents... "ça marche" ne veut pas dire que c'est la bonne solution. Et il prend aussi l'exemple classique de "la première fois il pleure des heures, la seconde quelques minutes, la troisième pas du tout". J'appelle ça de la résignation... c'est positif apparemment, selon lui ?
Enfin voilà, en gros ce qui m'a déçu... quand on sait que c'est la "bible" de nombreuses mamans, je trouve ça triste que ce genre d'idées continuent à être propagée... Le livre est un peu ancien, peut-être que ça vient de là, au moins au niveau des erreurs concernant l'allaitement, car on en savait pas autant à l'époque, les recherches médicales n'étaient pas aussi poussées et les bébés biberonnés étaient la norme pour établir des résultats d'études, courbes de croissances, etc.

Et je passe sur le sous-titre, qui fait très "détenteur du savoir universel". Enfin...

Etoiles

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21 avril 2008

LES RITUELS D'ENDORMISSEMENT A TRAVERS LE MONDE

Sans_titre_12L'autre fois, je suis encore tombée sur un texte qui m'a presque rendue triste... de voir à quel point l'homme occidental se complique la vie et combien il s'est à présent éloigné de son instinct...

Je vous met la partie qui m'a profondément dérangé... l'étude a plus de dix ans, mais c'est malheureusement  encore d'actualité :

Étude en Picardie (France)

Dans l’étude de Coche et Roué (1993) menée en milieu rural, les auteurs constatent que “quel que soit leur âge, plus des deux tiers des mères disent qu’il ne faut pas prendre souvent le bébé dans les bras, cette pratique pouvant créer une “habitude” (raison invoquée le plus fréquemment)”. 35 % reconnaissent en outre ne pas porter souvent le bébé. Les femmes interrogées expliquent qu'il ne faut pas être “trop proche” du nourrisson, afin que celui-ci ne “monopolise” pas ses parents. Bien que le besoin de contact du nourrisson soit reconnu en théorie, la prise en compte de cette idée dans la vie courante semble limitée par l’influence des a priori populaires qui entrent en contradiction avec elle. Soixante pour cent des plus jeunes mères précisent cependant qu’elles prennent leur bébé dans les bras “quand c’est nécessaire” (pleure très fort ou longtemps). En général, elles ne bercent pas le bébé au lit et ne lui chantent pas de berceuses, mais l’apaisent dans les bras avant de le coucher (surtout dans les trois premiers mois de la vie). Les auteurs constatent que “nos données d’observation confirment la relative parcimonie des échanges cutanés entre l’adulte et le bébé par rapport à d’autres cultures”. Il semble exister une limite à la “sollicitude maternelle” imposée par la tradition. Une nette tendance, dès la fin du premier mois, à laisser pleurer le bébé en dehors des périodes de soins ou d’alimentation, en particulier lorsqu’il est couché. Les personnes qui disent laisser pleurer les nourrissons, pensent qu’il est important de ne pas répondre à leurs pleurs la nuit pour ne pas les “rendre capricieux” (expression relevée dans 30 % des entretiens). La demande de contact du bébé est peu prise en compte. Les pleurs et cris de l'enfant sont interprétés très tôt comme des éléments perturbateurs, et les réponses positives de l’adulte comme susceptibles d’engendrer un conditionnement : “il est malin, ça devient une habitude”. Ces formulations semblent révéler que le plaisir de contact recherché par le nourrisson est perçu par les parents. Mais ceux-ci refusent le contact à l'enfant par crainte de “se rendre esclave”. Comme l’usage du berceau, le bercement semble une coutume en voie de disparition en Picardie. L’étude de Coche et Roué montre que l’idée qu’il ne faut pas bercer le bébé est plus forte chez les grands-parents que chez les parents. Paradoxalement, 60 % des grands-mères reconnaissent avoir bercé leur bébé mais de temps en temps seulement “en cas de grosse colère” ou de “coliques”. Pour cela, elles disposaient d’un berceau. Là encore, l’hostilité au bercement est généralement liée à “la crainte que le bercement n’entraîne une habitude”. Une minorité emploie le terme “vice”. Le besoin de bercement de l’enfant est peu mentionné et encore moins reconnu. Les auteurs ajoutent : “On constate souvent une rupture assez brutale du lien unissant le bébé à sa famille, lors du coucher ; dans la plupart de nos observations d’endormissement, nous constatons la rareté des mères qui chantent pour accompagner le bébé dans le sommeil”. De nombreux parents utilisent aujourd’hui une boîte à musique ou un mobile musical qui semble supplanter la voix maternelle et pallier son absence. Les grands-mères disent pourtant avoir chanté à leur bébé. Elles évoquent les bienfaits des berceuses pour apaiser l’enfant. L’étude révèle également que la tétine (tutute, totote...) est souvent utilisée lorsque le bébé pleure dans son lit. Les parents “ne supportent pas d’entendre le nourrisson crier” (le qualificatif de “brayeux” lui est attribué). Pour les auteurs, “La tétine, qui évite sans doute aux parents le contact direct avec le bébé, ne se substitue-t-elle pas au corps de la mère et au bercement pour l’apaiser ? (...) En le laissant pleurer seul, les mères ne s'épargnent-elles pas d’assister aux manifestations de détresse du nourrisson ? Leur sensibilité est ainsi moins mise en cause”. Les observations des auteurs montrent que le jeune enfant est souvent isolé dans une autre pièce, à distance de la salle de séjour. Il serait ainsi, selon les parents, protégé de ce qui pourrait “gêner son sommeil” et risquerait de “perturber” son équilibre. En revanche, la même étude réalisée dans le Nord-Finistère (pays du Léon) montre qu’en général les mères sont plus concernées par les pleurs du nourrisson qui bénéficie plus souvent d’une berceuse pour s’endormir. On ne berce pas plus le bébé breton que le bébé picard (le lit a remplacé le berceau), mais il est quand même calmé dans les bras (surtout jusqu’à trois mois).

Pour la suite (notamment des façons de faire autre qu'occidentales) et les sources, c'est ici.

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16 mars 2008

DIFFERENCE JUMEAUX

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© Getty Images

Au hasard de mes recherches sur le net, je suis tombée sur un site pour les parents de jumeaux très orienté "maternage". Même si je ne suis pas directement concernée, j'apprécie énormément les documents qu'ils ont mis en ligne.

Extrait, un petit texte sur les émotions :

" L’enfant est totalement émotion ; il n’y a qu’à voir la force et la présence de celle-ci dans la vie de nos petits. Au lieu de brimer son expression, nous avons mieux à faire, tout d’abord à nous avouer que l’émotion de nos enfants peut totalement nous dépasser et là le processus le plus intéressant peut commencer : qu’est-ce que l’émotion de notre enfant nous fait vivre ? Qu’est-ce qu’elle nous renvoit de notre propre vie émotionnelle ? C’est en répondant à ces questions que nous pouvons créer le recul nécessaire pour mieux comprendre notre enfant, lui laisser toute sa place, et pour renforcer notre intimité avec nous-même.

Il y a même certains enfants, qu’on appelle “aux besoins intenses”, qui manifestent encore plus intensément justement leur hypersensibilité et les émotions qu’ils vivent.

Nous avons souvent été éduqués à taire nos émotions ; la colère surtout a souvent fait l’objet d’une opprobre, ce qui fait que nous la tolérons fort mal chez nos petits ! Et pourtant, la colère comme toutes les autres émotions demandent à pouvoir s’exprimer. Si nous contrôlons nos émotions et les refoulons, nous créons ainsi tout un tas de dysfonctionnements qui nous seront dommageables. Qui plus est, à force de les refouler, nous nous coupons de plus en plus de qui nous sommes et passons à côté de nous.

Il est sain d’exprimer ses émotions ; autrement dit, l’expression de celles-ci contribue à nous maintenir en santé. Les enfants qui, très tôt, comprennent qu’ils ne peuvent exprimer leurs émotions parce qu’elles dérangent leurs parents pour une raison ou une autre développeront un certain nombre de comportements et de maux destinés à évacuer ces émotions qui ne sont pas accueillies. Corps et esprit sont inséparables.

Les enfants à qui l’on n’a pas interdit d’exprimer leurs émotions apprennent progressivement à ressentir et définir leurs sensations, leurs ressentis ; c’est un capital inestimable pour mener sa vie vers son propre épanouissement. On ne peut pas savoir qui l’on est, ce que l’on souhaite réellement pour sa vie et donc se donner les moyens de construire sa vie si l’on est coupé de ses émotions ; on ne peut être acteur de sa vie si l’on n’est pas profondément relié à son soi."

Une petite mine d'or remplie de textes sur le maternage, contre la violence éducative ordinaire, etc.
N'hésitez pas à aller y faire un tour, ça fait du bien de lire ce genre de texte :

http://difference.jumeaux.free.fr/

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14 mars 2008

SIGNE AVEC MOI, LE CONCEPT

Une petite vidéo qui explique tout bien mieux que moi :




D'autant plus d'actualités que Lohan commence vraiment à bien nous imiter, on va sûrement reprendre dans peu de temps...

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31 janvier 2008

Nouvelle écharpe


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