24 septembre 2008
1 an au lait de maman

Les un an de Lohan, c'est aussi nos un an d'allaitement... Mon premier "but" et je suis contente de l'avoir atteint, même enceinte du petit frère ! Je ne sais pas si l'on ira jusqu'au sevrage naturel, mais en tout cas nous serons au moins allé jusque-là.
On m'a demandé comment se passait l'allaitement pendant la grossesse... et bien, pas si différemment que ça...
Déjà, Lohan a bien espacé les tétées et on tourne autour de trois par jour.
On m'avait parlé d'une certaine sensibilité de la peau, c'est vrai mais pas flagrant, en tout cas pour le moment (j'ai parlé avec des mamans pour qui c'était une véritable souffrance) ; de baisses de lait, idem... J'en ai eu une légère au début, et Lohan a compensé en rajoutant une tétée de nuit qu'il ne prenait plus depuis longtemps.
Je sais que Lohan peut se sevrer de lui-même plus tard dans la grossesse, à cause du changement de goût du lait qui s'adapte au dernier-né... si c'est le cas, je l'accepterai... s'il décide de continuer aussi. Je n'ai pas de désir particulier de ce côté-là, pas de ras-le-bol ou d'envie irrepressible de poursuivre (sauf niveau praticité à la limite, parce que j'ai dû préparer des biberons quelque fois, et ça me gooonfle !) même si pour sa santé, il vaut tout de même mieux qu'il reste au lait maternel jusqu'à l'âge où le corps humain n'en a plus besoin (et encore moins d'un autre lait), autour de 3 ans.
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02 juin 2008
ATTENTION A VOTRE LANGAGE
Par Diane Wiessinger, MS, IBCLC Traduction par Fiona M. Dionne.
Édition juillet-août du CCL
- Fondations familiales 1996
Une consultante en lactation dit "Vous avez la meilleure
chance de fournir à votre bébé le meilleur départ possible dans la vie,
à travers le lien unique de l´allaitement. Les avantages pour vous et
pour votre bébé dureront toute la vie". Et puis la mère donne des
biberons. Pourquoi ?
En partie, parce que ce baratin aurait pu tout aussi bien venir
d'une publicité pour lait industriel pour bébé. Quand nos tournures et
celles de l'industrie du lait infantile sont échangeables, l'un de nous
s'y prend de la mauvaise manière... et ce n'est probablement pas les
grandes industries. Voilà des tournures de langage qui à mon avis
desservent nos bonnes intentions chaque fois que nous les utilisons.
1/ Meilleur possible, idéal, optimum, parfait
Etes-vous le meilleur parent possible ? Est-ce que votre mode de
vie à la maison est idéal ? Donnez-vous des repas optimaux ? Bien sûr
que non. Ce sont des objectifs qu'on peut admirer, pas des standards
minimums.
Reformulons les phrases différemment. Est-ce que votre
façon de materner est inadéquate ? Est-ce que votre style de vie à la
maison est médiocre ? Donnez-vous des repas déficients ? Maintenant, ça
blesse. Vous ne pensez pas être beaucoup au-dessus de la moyenne, mais
vous ne voulez certainement pas être au-dessous de la norme non plus !
Quand nous (et les fabricants de lait artificiel) disons que
l´allaitement est le meilleur moyen de nourrir les bébés car c'est une
nourriture idéale, parfaitement équilibrée, pour une nutrition
optimale, la réponse logique est « et puis ??? ». Notre propre
expérience nous dit que ce qui est « optimum » n´est pas nécessaire :
ce qui est normal est très bien. Mais ce que sous-entend ce langage
c'est que la nourriture artificielle est absolument normale-et donc
saine et adaptée. La vérité est que l´allaitement n'est rien de plus
que normal. La nourriture artificielle, qui n'est ni la même, ni
supérieure, est de surcroît déficiente, incomplète, et inférieure. Ce
sont des mots durs, mais ils ont une place appropriée dans notre
vocabulaire.
2/ Avantages.
Quand nous parlons des avantages de l´allaitement-des "taux plus
bas" de cancer, des "risques moins élevés" d´allergies, du "lien plus
profond", du système immunitaire "plus fort"-nous renforçons encore le
biberon comme étant une norme acceptable et acceptée.
Les comparaisons du niveau de santé utilisent une norme biologique
et non pas culturelle, que les critères soient dommageables ou que
bénéfiques : les fumeurs ont des taux plus élevés de maladie ; la
supplémentation en acide folique durant la grossesse pourrait réduire
les malformations fœtales.
Parce que l'allaitement est la norme
biologique, les bébés allaités ne sont pas "en meilleure santé", ce
sont les bébés nourris artificiellement qui sont malades plus souvent
et plus gravement. Les bébés allaités ne "sentent pas meilleur",
c'est la nourriture artificielle qui entraîne une odeur anormale et
déplaisante qui reflète les problèmes dans le système digestif du bébé.
Nous ne pouvons pas envisager de créer une culture de
l'allaitement si nous n'insistons pas dans notre langage, et dans notre
littérature sur un modèle de santé ayant pour référence l´allaitement.
Nous ne devons pas laisser passer les phrases détournées des
médias et de nos amis. Quand nous ne réussissons pas à décrire les
dangers de la nourriture artificielle, nous privons des mères d´une
information décisive. Une mère qui a des difficultés avec son
allaitement ne va pas chercher de l´aide juste pour recevoir une
"médaille d'honneur", par contre elle va peut-être appeler à l´aide si
elle sait combien elle et son bébé ont à y perdre à arrêtant
l´allaitement. Elle va être moins portée à utiliser un biberon de lait
artificiel juste pour "habituer le bébé au biberon" si elle sait que le
contenu de ce biberon peut être nocif.
L'illusion de la norme du biberon n'est nulle part ailleurs
plus préservée que dans les réunions où l'on discute de développement
cognitif. Quand je demande à des groupes de professionnels de la santé
s'ils connaissent les études concernant le tabagisme parental et les QI
des enfants, il y a toujours quelqu'un pour me dire que les enfants des
mères fumeuses ont "des QI moins élevés ". Quand j´évoque l´étude sur
les enfants prématurés nourris soit au lait humain soit au lait
artificiel, il y a toujours quelqu'un qui sait que les enfants nourris
au lait maternel sont "plus dégourdis". Je n'ai jamais vu les deux
études présentées d'une autre façon que celle-ci par les médias, ni même
par l'auteur lui-même. Même les professionnels de la santé sont
offusqués quand je reprends les résultats en utilisant l'allaitement
comme référence : les enfants nourris artificiellement, comme les
enfants des fumeurs, avaient des QI moins élevés.
Inverser la réalité devient encore plus trompeur quand on
utilise les pourcentages, car les chiffres changent selon ce qu'on
utilise comme référence. Si B représente les 3/4 de A, alors A
correspond à 4/3 de B. Choisissez A comme référence, alors B est de 25
% inférieur à A. Choisissez B comme référence, alors A est de 33,33 %
supérieur à B. Donc, si un objet coûte 100 unités et que cet objet est
mis en vente "à moins 25%" du prix d´origine, son prix devient 75
unités. Donc pour retrouver le prix initial il faut faire une
augmentation de 33,33 %...
Les mêmes chiffres apparaissent dans
une étude récente qui a montré une "diminution de 25%" des taux de
cancer du sein parmi les femmes qui avaient été allaités quand elles
étaient bébés. Réécris en prenant l'allaitement comme la norme, on
observe une augmentation de 33,33 % des taux de cancer du sein chez les
femmes qui ont été nourries artificiellement. Imaginez la différence
d'impact que ces deux phrases pourraient avoir sur le public.
3/ Spécial.
"L'allaitement crée une
relation spéciale". "Aménagez un coin spécial pour l'allaitement". Dans
notre famille, préparer des repas spéciaux prend beaucoup de temps. Les
occasions spéciales signifient une surcharge de travail. "Spécial"
c'est bien, mais c'est aussi plus compliqué, ça ne fait pas partie de
la vie quotidienne et ce n'est pas quelque chose qu'on a envie de faire
très souvent. Pour la plupart des femmes l'allaitement doit rentrer
facilement dans un quotidien chargée-et bien sûr c'est le cas. "Spécial" est un mot de sevrage, pas d'allaitement.
4/ Le lait maternel est le meilleur; le lait artificiel vient en 2ème.
Pas si on se fie à l'Organisation Mondiale de la Santé. Selon l'OMS, la hiérarchie est la suivante :
1) l'allaitement ;
2) le lait de la mère exprimé et donné à l'enfant autrement qu'au sein ;
3) le lait d'une autre maman ; et
4) la nourriture artificielle
Nous
devons garder clairement ceci à l'esprit, et le dire clairement aux
autres. "La deuxième meilleure chose après le lait de la mère
elle-même c'est le lait d'une autre mère, pas une bouteille de lait
artificiel". L'échantillon qui est si bien placé sur l'étagère chez le
médecin n'est que la 4ème solution face à un problème d'allaitement.
Il y a un vrai besoin de lait artificiel dans certaines
situations. C'est seulement parce que nous n'avons pas de banques de
lait humain. La personne qui a besoin de sang humain ne se contente pas
d'un substitut en 4ème position ; il existe des banques de sang qui
fournissent du sang humain pour les êtres humains. Il n'y a pas besoin
d'avoir une maladie spéciale pour être admissible, tout ce qu'il faut
c'est être en manque de sang. Par contre seuls les enfants qui ne
peuvent pas tolérer la nourriture de 4ème catégorie sont assez
privilégiés pour recevoir le troisième choix. Je me demande ce qui
arriverait si un substitut du sang humain relativement peu onéreux mais
plus risqué pour la santé que le sang de donneurs humains était mis sur
le marché. Qui serait considéré comme assez peu important pour le
recevoir ? Quand on est amené à fournir du lait artificiel à une
patiente, rappelons-lui ainsi qu'aux professionnels de la santé qui la
soignent qu'il devrait exister du lait humain en banque. Les banques de
lait seront davantage susceptibles de faire partie de notre paysage si
elles font d'abord partie de notre langage.
5/ Nous ne voulons pas culpabiliser les mères qui donnent des biberons.
La culpabilité est une notion que bien des femmes adoptent
systématiquement, même si elles savent que les choses sont vraiment
hors de leur contrôle (ma mère s´est déjà excusé pour le temps qu'il
fait!).
La croyance quasi-systématique en leur culpabilité est évidente
dans les réponses que les femmes offrent au scénario suivant : "supposons que vous ayez pris une leçon d'aérodynamique. Vous avez aussi
vu des pilotes piloter des avions. Maintenant, imaginons que vous soyez
le passager d'un avion à 2 places. Le pilote a une crise cardiaque, et
c'est à vous de piloter l'avion, et vous écrasez l'avion à terre. Vous
sentez-vous coupable ?"
Les hommes à qui j'ai posé la question ont répondu "Non, parce que
j'aurai fait de mon mieux". "Non, je me sentirais peut-être très
triste pour le pilote et pour l'avion, mais je ne me sentirais pas
coupable." "Non, les avions sont compliqués à piloter, même si vous
avez déjà vu quelqu'un le faire."
Qu´est-ce que les femmes répondent ? "Je ne me sentirais pas
coupable par rapport à l'avion, mais peut-être pour le pilote, car il y
avait quand même une petite chance pour que je fasse atterrir l'avion." "Oui, car je suis très dure avec moi-même et mes erreurs. Se sentir
mal et se sentir coupable sont deux sentiments mêlés pour moi". "Oui,
je veux dire bien sûr je sais que je ne devrais pas, mais probablement
que oui, je me sentirais coupable." "Est-ce que j'ai tué quelqu'un
d'autre ? Si je n'ai pas tué quelqu'un d'autre, alors je ne me
sentirais pas coupable." Prenez note des phrases "mes erreurs", "je
sais que je ne devrais pas" et "est-ce que j'ai tué quelqu'un ?" pour
un évènement sur lequel les femmes n'avaient aucun contrôle.
La mère qui prend la décision de ne pas allaiter, ou qui n'allaite
pas aussi longtemps qu'elle l'avait prévu, fait du mieux qu'elle peut
avec les moyens qu'elle a. Elle a peut-être reçu le "topo" habituel de
"l'allaitement c'est meilleur" (le cours d´aérodynamique) et elle a
peut-être vu quelques mères allaiter au centre commercial (comme
regarder le pilote dans un film au cinéma). Ce n'est évidement pas
assez d'information ou d'entraînement. Mais elle se sentira quand même
coupable, parce qu'elle est une femme.
La plupart d´entre nous avons vu des mères bien renseignées
se battre sans succès pour établir leur lactation, et opter pour le
biberon sans regrets parce qu´elles ont fait de leur mieux. Mais nous
avons aussi vu des mères moins bien informées enrager contre un système
quand elles découvrent trop tard qu'il ne leur a pas fournis les
informations dont elles avaient besoin. Aidez une mère qui vous dit se
sentir coupable à analyser ses sentiments, et vous allez peut-être
faire émerger une émotion bien différente. Quelqu'un a proposé il y a
bien longtemps le mot "culpabilité" à ces mères. Ce n´est pas le bon
mot.
Imaginez ceci : vous êtes resté handicapé après un accident
sérieux. Vos médecins et kinésithérapeutes vous expliquent que
réapprendre à marcher vous prendra des mois d'un labeur ardu et
douloureux, sans garantie de réussite. Ils vous aident à vous
accommoder à la vie en fauteuil roulant, et vous supportent à travers
les difficultés qui en résultent. Vingt ans plus tard, quand vos jambes
sont trop atrophiées pour revenir en arrière, vous rencontrez une
personne qui a vécu un accident identique au vôtre. "Ça a été
difficile" vous dit-t-elle. "J´ai vécu 3 mois d´enfer. Mais depuis, je
marche.". Vous sentiriez-vous toujours coupable ?
Les femmes à qui j´ai soumis ce scénario m´ont dit qu'elles
auraient ressentis de la colère, un sentiment de trahison, et de
tromperie.. Elles auraient voulu pouvoir tout recommencer avec les
bonnes informations. Elles éprouveraient du regret pour toutes les
opportunités perdues. Certaines d'entre elles disent qu'elles se
seraient senti coupables de ne pas avoir recherché d'autres opinions,
pour n´avoir pas persévéré même en l'absence d´information et de
soutien.
Mais mis à part la culpabilité propre aux femmes en
général, on ne se sent pas coupable d'avoir été privé d'un plaisir. La
mère qui n'allaite pas nuit à sa propre santé, élève ses enfants avec
plus de difficulté et de dépenses et quelque chose de très élémentaire
manquera à son bien-être. Alors quelle image des satisfactions de
l'allaitement transmettons-nous au grand public en utilisant le terme "culpabilité" ?
Réécrivons la phrase, en utilisant les mots que les femmes
elles-mêmes utilisent : "Nous ne voulons pas mettre en colère les mères
qui utilisent des biberons. Nous ne voulons pas qu´elles se sentent
trahies. Nous ne voulons pas qu'elles se sentent trompées." Décortiquez
les implications de "nous ne voulons pas qu´elles se sentent coupables
", et vous trouvez un système qui cherche à couvrir ses propres
défaillances. Pas pour protéger les mères, pour se protéger lui-même.
Soyons honnêtes avec les mères, encourageons-les quand leur allaitement
ne marche pas, et aidons-les à dépasser ce mot inapproprié et inexact.
6/Pour et contre, avantages et désavantages.
L'allaitement est un problème très immédiat de santé-et non pas une
possibilité parmi deux choix équivalents. « L´un des désavantages du
non-tabagisme est qu'on est peut-être davantage gêné par la fumée des
autres. L'un des avantages du tabagisme est qu´il peut contribuer à une
perte de poids. » Alors que le vrai problème dans ce cas est un taux de
morbidité et de mortalité plus élevé. Le reste-que l'on parle du tabac
ou des laits industriels pour bébé-n´est...que la fumée.
Une grande maternité utilise une approche « comparative » à l'aide
d'une "liste de préférences concernant la nourriture du nourrisson".
Celle-ci inclue les selles inodores et le retour de l'utérus à son
volume normal parmi les cinq avantages de l'allaitement. (Cela
signifie-t-il que l'utérus des mères qui donnent le biberon ne revient
jamais à la normale ?) Les seins qui coulent et l'incapacité de savoir
combien le bébé prend sont inclus dans une liste de quatre lignes sur
les désavantages de l'allaitement. L´un des avantages de l´allaitement
artificiel est que certaines mères trouvent ça "moins inhibant et moins
gênant". La maternité note une bonne acceptation du personnel médical
de la pédiatrie et pas de changement notable dans les taux
d´allaitement ou de non-allaitement. Ce n'est pas surprenant, les
informations fournies ne sont pas tellement différentes des listes «
comparatives » que les vendeurs de lait artificiel colportent depuis
des années.
Le baratin est peut être même plus efficace maintenant
parce qu'il porte clairement le soutien de l´hôpital. La mère, «
parfaitement informée », se sent maintenant rassurée pour prendre une
décision de santé qui concerne la vie entière (la sienne et celle de
son enfant) basée sur les odeurs des couches et la quantité de peau à
montrer durant la tétée.
Pourquoi est-ce que les industriels offrent des listes de «
pour et contre » qui reconnaissent quelques uns des défauts de leur
produit ? Parce que de toutes les façons n'importe quel approche «
comparative » qui s´exprime dans une culture fortement imprégnée de
préjugés favorise automatiquement le préjugé. Si A et B sont presque
équivalents, mais que plus que 90% des mères choisissent finalement la
solution B, comme c´est le cas aux États-Unis (selon une étude inédite
portant sur 1002 mères, financée par les Laboratoires Ross, moins que
10% des mères nord-américaines allaitent pendant un an), il devient
raisonnable de suivre la majorité. S'il y avait une différence
importante entre les deux solutions, bien sur que les professionnels de
la santé le diraient, plutôt que de mettre un point d´honneur à ne pas
se mêler du processus décisionnel.
Il s'agit d´un choix parental, c'est vrai. Mais ne pas s'impliquer
dans la prise de décision implique que la liste « comparative » soit au
moins exacte.
Dans un numéro récent de la revue « Parenting », un
pédiatre commente « Quand je visite pour la première fois une nouvelle
mère à l´hôpital, je lui demande : allez-vous allaiter ou donner des
biberons ? Si elle me dit qu´elle va utiliser des biberons, je hoche
la tête et je dis : Ok et je passe à la question suivante. Épauler les
nouveaux parents veut dire les soutenir quels que soient les choix
qu'ils font ; on ne rentre pas dans la chambre d´une nouvelle accouchée
pour lui dire qu´elle fait une terrible erreur, et qu'elle se prive
elle et son enfant de quelque chose d'important. »
Mais si une femme annonçait à son médecin au cours d'une
consultation de routine qu'elle vient juste de commencer à fumer, le
médecin voudrait être bien sûr qu´elle comprend les dangers du
tabagisme, en argumentant du fait que que le plus tôt est le mieux pour
changer d'avis. C'est hypocrite et irresponsable d´avoir une position
claire sur le tabagisme et "laisser les parents décider" à propos de
l'allaitement sans s'être assuré avant qu'ils possèdent toutes les
informations pour le faire. C´est toujours à l´individu de faire ses
propres choix dans la vie, mais cela ne signifie pas pour autant que
ses sources d´information devraient rester muettes ni que les parents
qui choisissent de donner des biberons devraient être privés d'une
information qui pourrait les inciter à un faire un autre choix pour
l'enfant suivant.
7/ L´allaitement.
La plupart des autres mammifères ne voient jamais leur propre lait,
et je doute fort qu´aucune mère mammifère n´impose à son rejeton un
intervalle entre deux tétées basé sur ce qu´elle pense que devrait être
l´appétit de son petit. L´allaitement calme ses petits, et sûrement
c´est bon pour eux. Nous sommes les seuls mammifères qui utilisons
l'allaitement de façon consciente pour transférer des calories... et
nous sommes les seuls mammifères qui présentons des problèmes
chroniques pour réaliser ce transfert.
Les femmes disent parfois qu'elles ont « donné le sein » pendant
trois mois, mais elles disent le plus souvent qu'elles ont « nourri »
leur enfant durant trois ans. Un allaitement facile, de longue durée
implique l'oubli du « sein » et de la « nourriture » (et de la durée,
de l'intervalle entre deux tétées, de la transmission des nutriments
dans les bonnes proportions, et la différence entre les tétées
nutritives et non-nutritives, tout ce sur quoi se concentrent les
baratins des industriels du lait artificiel...) et implique plutôt de
se concentrer sur l´aspect relationnel. Disons aux mères qu'on espère
qu'elles ne vont pas « donner le sein »-que les vraies joies et les
vraies satisfactions de ce vécu commencent quand elles arrêtent de «
donner le sein » et qu'elles commencent à « materner au sein », voire «
nourrir les esprits de leurs petits ».
Nous tous, dans la profession, voulons que l'allaitement soit
notre point de référence biologique. Nous voulons que ça soit la norme
culturelle ; nous voulons que le lait humain soit disponible pour tous
les bébés humains, quelles que soient les circonstances. Un premier pas
vital qui nous mènera à atteindre ces buts est à la portée de nous
tous. Tout ce qu´il faut faire c´est... attention à notre langage.
Je sais que ça dérange bien des gens, surtout les mères (et
les pères et ceux qui prennent soin du santé des gens), et que ça fait
fermer les esprits de certains gens, le fait d'être militante sur la
promotion de l'allaitement, mais je le redis : "tous les
professionnels de la santé devraient se considérer obligés et
moralement, et éthiquement, à être honnêtes à 100% sur les risques du
non-allaitement/de donner du lait artificiel."
Mettre un enfant dans un siège d´auto ne fait qu´une partie
de l´élever-et ce n´est pas une chose qui se passe très souvent du tout
(en moyenne, 1-2 fois par jour)-mais nous avons des LOIS dans chaque
province, et dans chaque pays qui nous dictent ce qu´il faut faire pour
garder les enfants en sécurité dans les autos (y inclus, les sièges
d´auto et leur position/installation). L´usage de la drogue illicite,
la cocaïne, durant la grossesse baisse le QI d´un enfant de 3 points en
moyenne, tandis que le fait de donner du lait artificiel le baisse de
5-8 points. Nous avons également des LOIS contre l´usage de la cocaïne
pour tout le monde, tout le temps (pas juste les femmes enceintes),
mais du lait artificiel est encore considéré « aussi bon » ou « presque
aussi bon » ou « assez bon ». Le moment est venu : le fait d´utiliser
du lait artificiel quand ce n´est pas nécessaire (ce qui égale le
plupart du temps, de nos jours) soit reconnu comme mettant en danger la
vie d´un enfant, avec des pénalités appropriés.
Si vous vouliez allaiter, ou si vous étiez ouvert à ça, et qu´on a
saboté votre allaitement...ne vous sentez pas du tout mauvais ou
coupable... mais si vous ne vouliez même pas vous renseigner du tout sur
les dangers du lait artificiel « pour ne pas vous sentir coupable »,
bien c´est vous qui devriez vous sentir alors les plus coupables, car
vous voulez avoir une excuse pour pouvoir faire ce qui est moins bon
pour votre bébé. Ou bien, si vous connaissiez pleinement tous les
risques et que vous ne vouliez pas allaiter quand-même... c´est que vous
n´êtes pas prêtes non plus pour avoir des enfants.
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La fin de ce texte peut paraître très dure et en un sens, elle me fait tiquer... Mais personnellement, je pense qu'aucune des mamans "biberonnantes" n'est pleinement informée de tous les risques, et je suis intimement persuadée que si c'était le cas, elle ne ferait pas ce choix.
Parce que quasiment personne ne détient une information claire et réaliste sur les dangers du non-allaitement (si elle ne prend pas l'initiative, par elle-même, de rechercher une vraie information, de lire des dizaines et dizaines d'études, mais aussi les livres écrit par des profesionnels, les conclusions de l'OMS, etc.). Qui, sous couvert de cette sacro-sainte culpabilisation, c'est vu entendre dire LA VERITE sur le lait artificiel quand elle ne voulait pas allaiter ou avait un à-priori négatif sur l'allaitement ?
Exemples choisis... Qui sait, qu'un seul biberon de lait artificiel pendant l'allaitement détruit l'équilibre originel du système digestif qui mettra une semaine à s'en remettre ? Qui a vraiment conscience que donner du lait artificiel est la plus grande expérience biologique jamais faites (aucun test, aucun groupe témoin, aucune étude ayant du recul) à grande échelle, et qu'on a aucune idée des "dégats" que cela peut causer sur le long terme ? Qui sait que dans le monde, plus d'1 millions d'enfants meurent de ne pas avoir été allaité, simplement parce qu'eux n'ont pas les conditions "autour" pour survivre aux défauts de l'alimentation artificielle ? Qui sait que le non-allaitement cause, EN FRANCE, la mort de 70 bébés par an ?
Et bien, pas grand monde... Et comment ça se fait ? Pourquoi doit-on aller chercher ce genre d'informations ? Il y a un vrai travail à faire de la part des professionnels de santé, parce qu'au final toute cette désinformation a entraîné un vrai problème de santé public et, au niveau individuel, des choix souvent faussés.
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27 février 2008
DICTIONNAIRE DE L'ALLAITEMENT

Je viens de trouver ce texte, et j'ai bien ri !
Dictionnaire de l'allaitement
Le "lève-téton" : le fait de soulever inconsciemment ses seins pour vérifier lequel est le plus plein. Peut être fait n'importe quand, peu importe l'activité et peu importe avec qui on parle (des prêtres, des emballeurs à épicerie, etc.).
La "nourri-préparation" : l'acte de s'ajuster, soi-même et son bébé, pour l'allaiter. Ceci veut dire se lever discrètement pour monter son t-shirt à hauteur de la taille si on était assis dessus, faire le "lève-téton", mettre le bébé dans le creux de son bras, défaire l'attache sur sa brassière, le tout en environ 15 secondes, sans divertir son attention de la tâche précédente.
Le "syndrôme de la nourrice" : le besoin inconsient ou conscient d'allaiter n'importe quel bébé que vous tenez, qui pleurniche. Vous pouvez être en train de jaser avec votre voisine, en tenant son bébé, elle fouine et fait des "couinnn", puis vous faites le "nourri-préparation", votre voisine vous regarde, dégoûtée, vous marmonnez "Hé, elle doit avoir faim" et vous redonnez le bébé à votre voisine.
Un effet secondaire de ceci est la philosophie "le lait humain répare tout". Vous tirez votre lait pour le pauvre petit chaton perdu que vous avez trouvé en pensant que bien sur le lait humain est bien meilleur pour des chats que du lait de vache! Vous allez peut-être aussi commencer à utiliser du lait maternel pour des petites malaises de votre famille... vous avez un bobo, une otite, ou de l'acné ? Mettez-y du lait maternel, ça va le réparer ! (du moins, c'est ça qu'ils disent... ça peut pas faire du mal, hien ?!)
Le "twist-téton" : les acrobatiques que votre bambin fait en tétant, incluant (mais pas limité à:): des sauts, des flips, se tenir sur la tête, et des "tire le téton voir combien il est élastique, puis voir s'il reprend sa position très vite, sprooooong!" Le tout, en étant entouré par de la parenté et la famille qui croient (à tort ou non) que le *bébé* aurait dû être sevré il y a des mois de ça! Le bienfait de cet exercice est que vous pouvez maintenant allaiter votre bambin couchés sur le dos, tous les deux, l'un à côté de l'autre!
Le "roule-mamelon" : Ce qui arrive si tout le monde ne vous rappelle pas que le fait que votre bébé carresse votre autre sein en tétant n'est *pas* très "mignon". Ne jamais, mais JAMAIS laisser savoir à votre bébé qu'il peut avoir 2 seins en même temps. Toujours garder le sein non-utilisé bien à couvert, à moins que vous voulez que votre bambin l'utilise comme jouet préféré plus tard. Ceci devient très vite une "mauvaise habitude", faites attention ! ;-)
L'"envol" : L'acte d'enlever votre mamelon de la bouche de votre bébé somnolant pour que vous puissiez sortir du lit pour embarquer sur l'internet encore une fois avant de vous coucher. D'habitude ça prend 2 à 3 coups avant de réussir.
Le "tétée-pause-goûter-juste-une-gorgée!" : Votre bambin qui marche maintenant, vient vous voir, lève votre t-shirt, et prend 2-3 gorgées pour "se refaire le plein" pour 10 minutes de plus, le temps de retourner jouer un peu. Le fait de se servir démontre leur indépendance pour eux, et démontre votre sein à plein vue pour tous les autres "spectateurs" dans la salle. ;-)
La "tétée-auto" : Ce que vous faites quand vous vous tenez dans une position *très* inconfortable par dessus le siège d'auto du bébé pendant que Papa conduit sur l'autouroute en faisant semblant que vos fesses, vues dans son retroviseur, ne lui dérangent pas du tout...
Les "yeux-extase" : Imaginez, le bébé hurle à vos pieds pendant que vous parlez au téléphone avec le directeur de l'école du plus vieux enfant, vous cuisiniez à souper, et vous sortez un pansement pour votre bambin qui s'est graffigné le genou (juste assez qu'il faut un microscope pour le voir) sur le ciment dehors, mais pleure pour avoir son pansement (=attention). Finalement, vous pouvez vous asseoir, vous prenez le bébé dans vos bras pour le mettre au sein, et il va des hurlements jusqu'à la tétée extase, en roulant ses yeux jusqu'à en arrière de sa tête (ou presque) en dedans de 3 secondes. Y inclus : les bébés qui se ferment les yeux et haussent les sourcils plusieurs fois.
Le "on fait du pain" : l'acte de (presque) arracher votre sein (l'un ou l'autre, si vous n'avez pas fait attention avec le "roule-mamelon") pendant que votre adorable bébé (qui a aussi des ongles coupants, aiee!) tète. Ceci peut faire de sorte à ce que votre sein ressemble plus à un sein qui vient de nourrir un chaton au lieu d'un être humain.
Texte anonyme traduit de l'anglais par
la Québécoise Fiona Dionne. Source.
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26 décembre 2007
ALLAITER, C'EST PRATIQUE


Après une discussion avec une amie qui ne veut pas allaiter parce qu'elle ne trouve pas ça pratique, je réfléchis encore là-dessus... Comment on peut trouver l'allaitement pas pratique ? Je ne comprends vraiment pas. Surtout quand on a jamais allaité soi-même, mais c'est un autre débat je dirais...
Dans l'aspect pratique, on a pas à acheter de l'eau minérale, du lait en poudre horriblement cher, des biberons, goupillons, tétine and co, laver le tout, stériliser (même si la mode veut maintenant qu'on ne stérilise plus, mode qui a fait presque doubler les cas de gastro chez ces nouveaux nés, déjà davantage exposés que ceux nourris au lait maternel), chauffer l'eau, doser le biberon, vérifier que ça n'est pas trop chaud, etc.
Allaiter, c'est entendre bébé chouiner parce qu'il a faim, le prendre, baisser son soutien-gorge et le mettre au sein.
Qui plus est, on a pas besoin de doser et voir combien de ml il a prit, car au sein un bébé prendra toujours ce dont il a besoin. Pas besoin non plus de respecter un délai entre les tétées, puisque le lait maternel se digère en 20 minutes. Ni de peser bébé pour vérifier qu'il a bien prit : il suffit, si on a besoin d'être rassuré, de vérifier qu'il mouille bien ses couches.
Sans oublier le sein-magique, celui qui console tous les bobos, le sein qui endort, qui calme, qui détend... Personnellement, je me demanderais ce que je ferais sans lui !
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06 décembre 2007
MES DÉBUTS
Maintenant, cela fait 2 mois que Lohan est allaité à 100%. Il vient d'atteindre les 6kg (pour 59cm), donc je pense ne pas trop m'avancer en concluant que ça lui réussit bien.
Mais à sa naissance, mon allaitement n’a pas vraiment bien
démarré.
Lohan est né à 6h du matin… et mon accouchement a duré un peu plus de 36h
de la toute première contraction à sa naissance.
On ne m’a pas laissé faire de peau à peau avec lui, on me la posé sur
le ventre 30 secondes puis on me la prit pour lui faire les soins et l'habiller. Pendant ce
temps, on m’a fait une révision utérine et recousue une déchirure à vif, et je
dégustais tellement que je n’ai pas réclamé qu’on me le rende. Et j’ai
vraiment l’impression qu’on m’a « volé » mes premiers instants avec lui.
Je
n’ai pu le prendre que 20min plus tard, et là, avec une puéricultrice (bonjour
l’intimité déjà) on a tenté une première mise au sein (donc non respect du peau
à peau etc). je précise qu’il avait l’air d’avoir faim car il avançait sa
bouche et tétait dans le vide. Quand je l’ai mis au sein, il tétouillait pas
mal mais apparemment, ça allait à la puer pour une première tétée car elle a
dit que c’était bien.
Ensuite on m’a montée en chambre, et on m’a laissé tranquille. Mais plus tard,
quand je l’ai mis au sein parce qu’il avait l’air de réclamer, il ne tétait
pas. Il avançait sa bouche (comme pour faire un bisou), tétait sa langue, faisait 2/3 mouvements de succions, mais c’est tout. Il avait
pas l’air de pas y arriver, mais plutôt de manquer de motivation. Comme s’il
n’avait pas vraiment faim en fait, comme si ça l'intéressait pas ![]()
Dans l’après-midi on a commencé à me faire du chantage aux compléments,
j’ai dit qu’il n’en était pas
question, et on m’a dit que dans ce cas on allait lui faire un dextro pour
vérifier qu’il faisait pas d’hypoglycémie… J’ai négocié un délai de 2h… Pendant
ces 2h, il a réclamé à nouveau, mais au sein il a recommencé son « manège » (lécher,
avancer les lèvres etc). On me la prit pour lui faire un dextro
et heureusement il n’était pas en
hypoglycémie, du coup on m’a laissé comme délai jusqu’au soir. Ça ne c’est pas
arrangé d’ici là, et vers 20h l’infirmière m’a emmené un biberon de complément, et
une seringue de 5ml parce que je l’avais demandé.
Mais je ne voulais pas lui donner parce que je me disais que si je le
"calait", il n’aurait plus faim, voudrait encore moins téter etc, et
que ça entraînerait un cercle vicieux au final.
Du coup, comme elle a pas surveillé pour voir si je lui donnais, je suis allée
vider 2 fois la seringue de lait dans le lavabo (c'est de la triche, oui) et j’ai
tiré mon lait à la place, que je lui ai donné à la seringue.
Mais ensuite, toute la soirée il a refait pareil et n’a pas tétée… et une des
infirmières de nuit m’a emmené un embout en silicone, pour essayer.
Ça ne m’enchantait pas mais bon je me voyais pas continuer comme ça pendant 3
jours !
Avec ça, il a de suite têté comme il fallait. J’ai essayé de lui enlever de
suite après, mais après quelques mouvements de succions corrects, il
recommençait à ne plus téter ou mal. Alors je l’ai gardé (et j’ai mis plus d’un
mois à m’en passer complètement par la suite)
Et je me demande ce qui a posé problème. J’ai lu je sais plus où que les fameux
« soins » (je m’en veux encore énormément de les avoir laissé le sonder de
partout
) peuvent interférer dans le bon
démarrage de l’allaitement, ainsi que le fait de ne pas faire de peau à peau et
de le laisser ramper jusqu'au sein, tout ça (la péri ça ne peut pas être ça, car
je ne l’ai pas prise…) mais aussi, dans le bouquin de Marie Thirion, ils
expliquent que ce genre de soucis arrive à un bébé sur cinq, même dans de
bonnes conditions, alors comment faire ? Il fallait attendre et le laisser
prendre son rythme ? Ou agir autrement ?
Parce qu’en même temps j’avais en tête ces bébés qui sont trop fatigués et ne
réclament pas vraiment le sein, donc s’affaiblissent, réclament de moins en
moins, etc.
Après il y avait aussi mon stress et ma fatigue (j’étais vraiment HS, ça
faisait plus de 72h que j’avais pas dormi), que je lui ai sûrement communiqué.
Et donc je me demande : est-ce qu’en s’y prenant autrement, ça se serait mieux
passé ? Et dans le cas où ça se passe comme ça, comment on doit réagir ?
Je me demande ça parce que je réfléchis pas mal là-dessus en ce moment, et
aussi parce que pour le prochain, hors pathologie avérée, je veux un accouchement à domicile, et je ne sais
pas du tout comment faire si le même « problème » se présentait à nouveau.
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DONNER SON LAIT

Il y a quelques jours, j'ai sauté le pas et téléphoné au lactarium de Bordeaux. Ils m'ont rappelé le lendemain, donné quelques infos, et une dame du lactarium est passée aujourd'hui pour tout m'expliquer.
Je l'ai trouvé vraiment très agréable, tout est très clair et Lohan a passé son temps a lui faire de jolis sourires..
Ca n'a rien de compliqué : on donne d'abord à son bébé, et ensuite au lactarium. Ils fournissent un tire-lait en verre qui ne stimule pas trop, des biberons stériles de différentes taille, des documents sur la stérilisation, les cachets de stérilisation à froid, etc.
On stérilise le tire-lait à froid, et on le laisse dans la solution jusqu'à utilisation. On transvase ensuite le lait tiré dans un de leurs biberons, qu'on refroidit ensuite sous un filet d'eau froide avant de le stocker dans le frigo. On peut mélanger ensemble plusieurs laits refroidis s'ils ont été tirés dans les 24h. Ensuite, congélateur. C'est tout.
Eux passent quand on veut récupérer notre stock. Moi j'ai demandé à ce qu'elle revienne jeudi prochain pour faire un premier bilan, et ensuite toutes les deux semaines.
Au début du don de lait, on a une prise de sang à effectuer, mais avec tout le temps devant nous (cela fait un mois que je donne mon lait et je ne la ferais que la semaine prochaine) et un tout petit questionnaire sur des questions de base du type "vous droguez-vous ?" à contresigner pas son médecin, pédiatre ou autre. Et c'est tout.
Je n'ai pas spécialement de lait en trop, mais je me suis rendue compte que je tirais facilement 100ml dans la journée si besoin, et je trouve ça dommage de pas en faire profiter les petits prémas pour qui guigoz and co n'a pas de solution.
Si vous le pouvez, n'hésitez pas. Celui de Bordeaux fait partie des lactariums en grave pénurie, et toute contribution, quelle qu'elle soit, les aide énormément. Et ils sont vraiment très gentils.
BORDEAUX
Lactarium Départemental
Hôpital Pellegrin - Enfants
Place Amélie Raba Léon
33076 Bordeaux
Directeur du Lactarium :
Docteur Claude BILLEAUD
Surveillante - Cadre Puéricultrice :
Mme Corinne BENYAICH
Tél. :05.56.79.59.25 ou 05.56.79.59.14
Fax 05 56 79 61 13
Pour trouver l'adresse du lactarium le plus proche de chez vous.
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09 février 2007
Le "choix" de l'allaitement
Déjà avant d'être enceinte, j'ai commencé à me poser des questions
sur l'allaitement de mon futur bébé et le fameux "sein ou biberon ?"
Je voulais "essayer d'allaiter", au pire si ça me plaisait pas je
serais passée au biberon. L'idée d'allaiter me gênait sans que je
comprenne vraiment pourquoi, je me souviens même en avoir parlé sur mon
forum.
En fait, avec le recul, je pense que j'avais du mal avec la fonction
"nourricière" du sein, et surtout, surtout, que je n'avais pas encore
compris la différence fondamentale entre le lait maternel et le lait
artificiel de vache.
Heureusement, et surtout à cause de mon forum, j'ai commencé à traîner sur des sites d'infos, l'OMS, la Leche League, des forums sur le sujet, sur le maternage, etc. Et c'est comme ça que j'ai compris qu'un bébé humain devait être nourri avec du lait humain, tout simplement. C'est peut-être bête que la "révélation" se soit faite comme ça pour moi, mais c'est comme ça. A partir de la, forcément, je ne pouvais qu'envisager d'allaiter mon bébé, parce que c'était normal.
Après, bien sûr, j'ai eu des infos sur toutes les qualités du lait maternel, le bénéfice par rapport aux allergies, etc, mais ce n'est pas ce qui m'a décidé puisqu'il me parait normal que, lorsqu'on fait quelque chose de contre-nature (par définition, donner le lait d'une espèce à une autre est contre-nature), ça ne peut pas être aussi "avantageux" que l'alimentation normale prévue pour.
Petit à petit, j'ai aussi appris que le sacro-saint lait n'était pas aussi nécessaire à notre alimentation qu'on voulait bien nous le faire croire, que cela pouvait créer un paquet de problèmes chez des gens en bonne santé (par exemple, c'est la première cause d'allergie alimentaire), parce que c'était tout simplement un aliment... pour enfant. Même le lait maternel n'est qu'un aliment adapté aux premières années de l'enfant, jusqu'au sevrage naturel. Et dans la même optique, le lait de vache est un aliment adapté aux premières années du veau.
Mais bref, j'arrête là, vous pouvez lire cet article pour plus d'infos sur le sujet.
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